Anne Laval  

VOLUME- dessin, estampe, photo-graphie

 

STRUCTURES PRIMORDIALES – Matrices secrètes

Le courant d’air qui porte l’œil

 

         « Un trouble survient, indéniablement, lorsque l’artiste s’échappe de la représentation pour  atteindre la trame. » Denis Boyer

 

Nid, montagnes, paésine, trouvent  leurs analogues. Des suspensions,des plaques sur lesquelles s’imposent des camaïeux de gris, du plus éblouissant au plus mat. D’apparence aussi fragile qu’après une dissection, il semblent s’intégrer à l’air, après l’avoir griffé. Mieux dit : des gravures en trois dimensions.

 

 

En 1998 A l’école Duperré, en textile, mode et environnement Anne Laval découvre une fascination

pour les matières fragiles.

2002, elle approche le métal à l’atelier de bijouterie d’Anne Bolin. Elle découvre la corde à piano,

métal à haute résistance, appelée aussi fil mémoire car il retrouve sa forme initiale après la

pression. Elle apprendra à le modeler et le souder sous toutes ses formes ( fin comme un cheveux

ou plus épais ).

L’artiste crée une première série de Sculpturemobile de petite taille en acier noirci.

En 2005, c’est en se formant dans un atelier de sculpture à Montreuil (Atelier Paul Flury) qu’Anne

Laval touche à tous les matériaux «classiques » de sculpteur , plâtres, terre, pierre, bois, verre, avec

une approche intuitive et humble de la matière.

Deux familles vont naître :

Les Cailloux Reliques, formes oblongues blanches en plâtre et dentelle, installés au sol.

Les Esprits, grandes sculptures suspendues , blanche en cellulose et corde à piano, mi- végétal mianimal.

Elle ponce la cellulose, cire et talc le plâtre.

En 2008 la plasticienne commence à modeler le métal. Elle le tresse, le noue et débute une série

appelée Chrysalides Suspendues : enveloppe de fil de cupron (alliage de cuivre et de nickel) partant

du ciel pour se déposer au sol en s’élargissant au centre comme le serpent du petit prince.

En parallèle , Anne Laval élabore les Pluies Blanches : grandes écritures mobiles de corde dressées,

parsemées de touches blanches de cellulose modelées.

En 2010 Anne Laval s’installe dans la campagne normande, une nouvelle approche du temps.

Les Paysages de poussière et Les Invisibles, nuages de cendre en laine d’acier encrée et arborescence

de corde à piano cintrée, prennent vie. Là, la plasticienne s’initie à la gravure. Les Nids de poussière

s’imprime, noeud de cheveux et de poussière encrée puis pressé. Fascinée et ingénue elle grave de la

fumée, noir de fumée déposé sur un plaque pour laisser son empreinte sur le papier.

En 2011 à la Maison des Arts d’Evreux, elle s’intéresse à l’alugraphie. Elle mêle prise de note

photographique et dessin. Elle met en relation ses estampes avec ses volumes, dans des

installations.

 

Actualité :

Actuellement Anne Laval expose jusqu'au 4 septembre au Mémorial de Montormel ( 61 ) et à partir du 15 septembre à la galerie Nathalie Béreau au 6, rue Mandel à Paris 16 ème

 

Principales Expositions :

 

En 2015 - Exposition personnelle à l'Hôpital d'Alençon (61) 

En 2014 - Exposition collective à la Fondation Taylor (Paris)

En 2013 , Les Horizons de poussière sont exposés à la galerie Sabine Puget et Paysage de Cendre (installation) à la maison des Arts d'Evreux.

En 2009, Les Chrysalides Suspendues et les Pluies Blanches sont exposées  à la galerie Pascaline

Mulliez.

 En 2010 Anne Laval expose  à la galerie Sabine Puget ( Fox-Amphoux) aux côtés de Jean-Pierre

Schneider, Tal Coat, Philippe Ségéral, Paca Sanchez….. autour du thème Le jardin blanc et le

labyrinthe.

 

Bourse : Aide au matériel DRAC Haute-Normandie-2012.

 

Résidences :

2007-Intervention avec des adolescents à Tremblay en France avec la compagnie de danse

CFB45.

2013- La Source à la Guéroulde (27).

2014- Galerie Duchamp (Yvetot 76 )

2015- Hôpital d'Alençon au laboratoire de biologie - avec le soutien de la DRAC Haute-Normandie et Culture Santé